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La reconstruction des communautés
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Year of Publication: 
2004
Author(s): 
Binta Barry, Nancy Pearson

Rebuilding Communities

by Binta Barry and Nancy L. Pearson
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Dans ce bloc-notes, nous apprenons comment reconstruire localement et à long terme les communautés victimes d’atrocités massives contre les Droits de l’Homme. Le Centre pour les Victimes de la Torture a mis en place une formation intensive avec un modèle de supervision continue  pour les réfugiés eux-mêmes.  Il s’agit de les éduquer pour former des conseillers locaux offrant le support voulu dans le domaine de la compréhension et du soin de la santé mentale , ainsi que dans  la reconstruction des communautés ayant souffert d’atrocités massives contre les Droits de l’Homme. LE CVT a instituté un modèle de formation dans les camps de réfugiés de Guinée et de Sierra Léone pour les réfugiés en provenance de Sierra Léone et du Libéria. Ces réfugiés devenus “spécialistes de la santé mentale” développent leurs propres capacités pour offrir aux personnes traumatisées une thérapie de  groupe ou individuelle. Ils emploient leurs compétences pour la reconstruction de leurs propres communautés en leur offrant des systèmes de soutien.

Il y a aujourd’hui 122 ”spécialistes de la santé mentale” impliqués dans ce cours de formation et de modèle de supervision. Ils travaillent avec des milliers de réfugiés de tous âges ayant bénéficié d’un large éventail de services. Dans le monde entier,  des guerres dévastatrices sont la cause de masses énormes de réfugiés.  Elles ont même créé des populations de personnes réfugiées dans leur propre pays. Tous ont été témoins d’horribles abus contre les Droits de l’Homme.  Ce bloc-notes présente des idées tactiques pour ceux qui aident ces communautés à se réorganiser en reconstruisant leur propre vie.

Logo of woman in CVT Guinea
Alors même que le monde a connu des progrès substantiels dans le développement de mécanismes internationaux pour surveiller les violations des Droits de l’homme et poursuivre les délinquants,  des atrocités massives continuent à frapper de nombreux pays, notamment la Sierra Léone.  Ce pays souffre de guerre civile depuis plus de 10 ans.  Le but de la brutalité et des abus innombrables des Droits de l’Homme  est de déchirer la culture sociale et culturelle, de détruire les valeurs familiales et le pouvoir des dirigeants de ces communautés.  La Sierra Léone, pays d’environ 6 millions d’habitants, est composée de 20 tribus différentes se distinguant par une variété de religions musulmanes, indigènes ou chrétiennes.  En 1961, le pays a obtenu son indépendance de l’Angleterre.  En 1990, malgré sa richesse en minéraux et en ressources humaines, le pays est tombé victime à un système financier des plus inégaux dans la distribution de ses revenus.   82% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté.  En 1991,  Le Front Révolutionnaire Uni (  FRU ?) a initié une guerre civile qui a causé des milliers de morts et le déplacement d’un tiers de la population.

Plus de 450.000 personnes ont fui dans les pays voisins, principalement la Guinée et le Libéria. Environ un  million de personnes sont des réfugiés dans leur propre pays.  Le FRU s’est engagé dans des assauts systématiques et brutaux contre la population civile.  Les survivants ont été  témoins ou ont survécu à des atrocités brutales telles la mutilation, l’amputation, le recrutement forcé d’enfants et d’adultes comme soldats, le travail forcé et d’horribles crimes sexuels. Les observateurs internationaux décrivent ainsi la situation: “ Les rebelles ont cherché à dominer les femmes et leurs communautés en détruisant systématiquement les valeurs culturelles, et les relations internes qui font de chaque communauté une unité. Des enfants devenus soldats ont violé des femmes de l’âge de leurs  grand-mères.  Ils  ont forcé des pères à être témoins du viol de leurs filles.  Ils ont fait de fillettes de 7 ou 8 ans des esclaves sexuelles”.

Au moment où le Centre pour les Victimes de la Torture a lancé son programme en Guinée, il y avait dans le pays plus de 300.000 réfugiés de la Sierra Léone et plus de 120.000 réfugiés libériens.

On estime de façon conservatrice que pour pouvoir fonctionner,  de 5 à 10% des réfugiés on des besoins  au delà de leurs besoins sociaux ou d’une instruction professionnelle.  De 20.000 à 40.000 personnes ont aussi  besoin d’aide psychologique pour leur équilibre mental.  Les communautés de la Sierra Léone ont été déchirées par les atrocités de la guerre…et ceux qui y ont survécu se souviennent des ces horreurs en silence.
This summary was translated by: Nelly Trocmé Hewett



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