Ottawa, Sept. 2003 — Monia Mazigh prend la tête d'une procession demandant le retour au pays de son mari, Maher Arar. Elle est accompagnée de leurs deux enfants, Barâa (à ses côtés) et Houd (dans la poussette), de sa propre mère (à gauche) et de la mère de Maher Arar (à droite). Photo: Philippe Duhamel.
Quand j'ai rencontré Monia Mazigh en 2003, elle était une femme digne et profondément inquiète qui menait une campagne énergique pour la libération de son mari.
Le 25 septembre 2002, Maher Arar a laissé derrière lui en Tunisie sa femme Monia, sa fillette de 5 ans, Barâa et son poupon de fils âgé d'à peine 7 mois. Maher Arar devait retourner à son travail, au Canada. La famille retournerait plus tard, pour profiter encore un peu des vacances dans sa famille à elle. Ils se sont dit un dernier aurevoir, puis il a pris le taxi qui l'amenait à l'aéroport.
Ce serait la dernière fois que Monia et les enfants le reverraient avant plus d'une année.