L’Association pour la culture et la libre pensée (The Culture and Free Thought Association, CFTA) a établi des centres de jeunesse, dirigés par des Parlements de jeunesse, pour apprendre aux adolescents le processus démocratique et leur faire faire une expérience de vie positive. Les centres de jeunesse sont actuellement gouvernés par des membres élus des parlements de jeunesse. Ce programme pour les jeunes a été conçu dans le besoin d’illustrer le processus démocratique pour les jeunes qui n’en avaient jamais fait le témoignage. Plusieurs jeunes en Palestine font le témoignage de la violence ou en sont les victimes. Le but des centres de jeunesse et des Parlements est de combattre le sentiment d’impuissance qui peut accompagner le vécu quotidien dans une société en bouleversement.
L’organisation a établi cinq centres de jeunesse réservés aux jeunes entre les âges de 13 et 17 ans. Après avoir établi ces centres, le programme a commencé à effectuer le « Jeu de la démocratie. » Dans le cadre des règles sur les campagnes, les élections, et les devoirs de l’office, des jeunes se sont présentés comme candidats. Les jeunes électeurs ont alors élu des candidats pour servir dans le Parlement de jeunesse de chaque centre de jeunesse. Le taux de participation électorale a été de 100%. Pour exemplifier l’importance de la transparence dans les élections, la CVTA a invité des surveillants d’élection choisis parmi des membres de l’Autorité palestinienne, de la Ministère de l’Intérieur, d’autres ONG, et des familles des participants. Le processus entier fournit aux jeunes l’expérience de participer à la démocratie.
Au départ des Parlements de la jeunesse, les garçons et les filles posaient leur candidature et menaient leurs campagnes dans deux chambres différentes. À la suite de cela, les deux chambres se sont combinées pour gérer ensemble les centres de jeunesse. Ce changement donne un exemple unique de l’égalité des sexes.
La jeunesse a élu onze membres – 6 filles et 5 garçons – au Conseil législatif. Après l’élection, une réunion de la jeunesse a également élu ceux qui occuperaient les postes de président(e), vice-président(e), responsable d’administration, responsable de relations publiques, et responsable de contrôle (pour responsabilité et jugement). Chaque membre élu(e) a dû apporter son manifeste d’élection et la transformer en plan d’action. Ce plan a déterminé l’établissement des comités pour diriger les programmes promis pendant les campagnes électorales dans les domaines de la culture, des informations et des médias, et de la science.
Tout au long de la formation de ces comités représentant de divers intérêts, la jeunesse a décidé que le Parlement serait responsable pour la direction du centre. Après une année, le Parlement a organisé son premier congrès pour discuter de ses réussites et de ses échecs ainsi que pour évaluer l’expérience de façon générale. Plusieurs d’entre ceux qui occupaient des postes gouvernementales ont affirmé à ce qu’ils restent au pouvoir comme le fait les fonctionnaires de l’Autorité palestinienne. Mais d’autres jeunes ont argumenté que cela était antidémocratique et ont décidé d’organiser de nouvelles élections.
Depuis le premier « Jeu de la démocratie » plus de 2.000 jeunes ont participé au processus parlementaire. Il existe actuellement 16 Parlements de jeunesse au sud de la Bande de Gaza.
En ce qui concerne l’exécution de cette tactique, la plus grande épreuve a été le besoin de surmonter la suspicion des chefs religieux et des familles des participants possibles. Pourtant, depuis l’établissement du programme, les familles et les enseignants des participants ont remarqué un changement positif chez la jeunesse, ce qui a amélioré la réputation du programme.

