L'association HRAP, Droits de l'Homme pour l'Assistance des Prisonniers, utilise le cinéma pour la promotion d'une meilleure compréhension et d'un échange autour de la culture des Droits de l'Homme. Elle a pour but de sensibiliser les gens à la question des Droits de l'Homme et tout particulièrement au traitement des prisonniers. Les films sélectionnés ont pour sujet des thèmes en relation avec les Droits de l'Homme et des questions ayant trait au traitement des hommes et des femmes en prison, à la torture, aux disparitions, à la corruption du système judiciaire, aux fausses accusations, aux droits de l'accusé, à l'emprisonnement d'innocents, et au traitement dans les hôpitaux psychiatriques.
L'association HRAP, Droits de l'Homme pour l'Assistance des Prisonniers, utilise le cinéma pour la promotion d'une meilleure compréhension et d'un échange autour de la culture des Droits de l'Homme. Elle a pour but de sensibiliser les gens à la question des Droits de l'Homme et tout particulièrement au traitement des prisonniers. Les films sélectionnés ont pour sujet des thèmes en relation avec les Droits de l'Homme et des questions ayant trait au traitement des hommes et des femmes en prison, à la torture, aux disparitions, à la corruption du système judiciaire, aux fausses accusations, aux droits de l'accusé, à l'emprisonnement d'innocents, et au traitement dans les hôpitaux psychiatriques.
Pour chaque séminaire, HRAP suit un protocole pré-établi qui inclut l'analyse du contenu du film—pour s'assurer de sa qualité en tant qu'oeuvre artistique et en tant qu'illustration de problème se rapportant aux Droits de l'Homme.
Les films sont sélectionnés par un groupe de quatre personnes, constitué du président du HRAP, d'un coordinateur artistique, d'un professeur, et d'un metteur en scène. Le groupe fait la promotion du film par courriel, fax, radio, etc. HRAP invite certains intervenants, comme le metteur en scène, ou parfois les vedettes du film, ce qui permet d'attirer un plus grand nombre de spectateurs. Des experts sur le sujet qui va être abordé sont aussi conviés à la projection. Les films sont projetés dans des hôtels connus afin d'attirer le plus de monde possible, mais aussi afin d'éviter les problèmes liés à l'obtention de permis auprès du gouvernement. HRAP vise un public diversifié afin de donner du poids et une dimension plus riche à ses débats.
Le coordinateur artistique prépare un court rapport d'une dizaine de pages sur le film. Rédigé dans un langage simple, dans le but d'éveiller l'intérêt du public et de susciter son enthousiasme, ce travail de recherche comprend une mise en perspective de la relation entre Art et Droits de l'Homme, une analyse de la manière dont le film aborde la question des Droits de l'Homme, ainsi qu'un récapitulatif du film incluant le metteur en scène, le producteur, les acteurs, et le résumé. Ce rapport comprend aussi des exemples de cas précis liés aux problèmes dont traite le film, ainsi qu'une évaluation artistique générale. Sont ajoutés au rapport les points à aborder lors du séminaire, à savoir l'évaluation artistique du film ainsi que les questions liées aux Droits de l'Homme.
Chacun des 15 séminaires tenus jusqu'à présent a duré entre 3h et 3h30 environ—2h de film et 1h à 1h30m de débat.
- Message de bienvenue et d'introduction pour les membres de la "table haute" (les membres se tenant debout (le président de HRAP et le coordinateur artistique) et les personnes invitées pour parler du film (le directeur, les acteurs et des experts) et le public
- Introduction et projection du film
- Débat autour des Droits de l'Homme, des problèmes et autres sujets que le film aborde
- Débat du public et questions pour les membres de la "table haute"
- Résumé et évaluation (dans quelle mesure le débat a-t-il porté sur les Droits de l'Homme?) Quelle est la valeur artistique du film?
Au début, il a été difficile à HRAP d'obtenir des autorisations pour ces événements et la police avait toujours un agent présent au séminaire. HRAP a eu du mal à sensibiliser les gens à la question des Droits de l'Homme jusqu'à ce que la méthode d'utilisation du cinéma soit développée et instituée. De manière générale, le public a continué d'augmenter grâce à la publicité faite autour du film et à la diversité de films proposés. Un public diversifié comprenant environ 100 à 250 personnes a assisté à chacun des 15 séminaires.
Cette tactique permet de débattre en toute sécurité sur les Droits de l'Homme sans que le gouvernement, ou d'autres à qui le sujet pourrait déplaire, ne fassent de difficultés, ce qui permet de toucher un public varié (du point de vue de l'âge, de la profession, du niveau d'instruction, de la religion... etc.). En général, le public aime les films passionnants, ce qu'offre cet effet de tension et de stimulation que produisent les problèmes liés aux Droits de l'Homme. Ils sont de bons sujets de débats. Le cinéma nous permet d'introduire et de discuter du concept de culture des Droits de l'Homme grâce à l'art et à la littérature, en se servant d'exemples anciens et modernes, comme ceux de l'Egypte et d'ailleurs.

