Le groupe Solidarité Populaire pour la Démocratie Participative (People’s Solidarity for Participatory Democracy, PSPD) a travaillé avec une alliance d’organisations civiques afin d’identifier les critères pour exclure certains candidats politiques et les rendre inéligible aux élections. La corruption en Corée était si grave qu’elle devenait l’empêchement le plus important à bloquer le progrès de la société coréenne. Les partis politiques coréens ne changeaient plus et les politiques ne représentaient pas les intérêts du peuple. Ils préfèraient plutôt poursuivre leur propre intérêt : le pouvoir sous le monopole des politiques. Bien que le peuple soit sous l’extrême stresse économique depuis la crise financière nationale en 1997, la corruption politique ne s’atténue pas. Ces partis politiques et ces politiques avaient manqué totalement de respect pour l’électorat. Les votants avaient besoin d’exercer leurs droits de votant pour manifester leur pouvoir aux politiques, même si ces derniers les fissent heurter contre de nouveaux obstacles légaux.
Afin d’améliorer la situation politique corrompue, 1.053 organisations civiles ont établi un corps allié qui s’appelle « Action Civile pour l’Élection Générale » (Civil Action for the General Election, CAGE). À l’initiative de la PSPD, la campagne a cherché la défaite des candidats politiques non qualifiés lors des Élections législatives. Préalablement à l’établissement des indications communes pour définir des candidats inacceptables, on avait fait des sondages et des discussions préliminaires. La CAGE a établi 7 critères y comprises des activités corrompues et un bilan négatif en matière des droits de l’homme. Ensuite, la CAGE a mis à l’index les noms des potentiels mauvais candidats et a demandé aux partis politiques de refuser leur nomination. Enfin, la CAGE a entamé une campagne nationale pour dénoncer les candidats « black-listés » et a gagné un taux de succès de 90% pour rejeter des politiques corrompus dans la région urbaine de Séoul et 68% au niveau national.
En tout, la CAGE a ciblé 86 candidats corrompus et inéligibles dont 59 ont perdu dans les élections. Ce résultat était dû au fait que les votants ne croyaient pas que les candidats « black-listés » soient de bons délégués du peuple. Les résultats de la campagne ont favorisé l’autonomie et la motivation des votants, qui se sont prouvés doués de jugement, de l’exerce du choix, et du pouvoir de changer le cours de la politique. Cette campagne a contribué d’ailleurs à la révision des lois électorales. Au début, la campagne de la CAGE était illégale. Les représentants de la CAGE étaient néanmoins prêts à aller en prison à la défense des droits des votants à la représentation politique appropriée.
En conséquence de l’action de la CAGE, il y a eu des réformes électorales juste avant les élections législatives en 2000. La loi révisée permet de l’expression publique du souhait de voir certains candidats vaincus. La révision n’a pourtant pas accordé assez de liberté de manœuvre aux campagnes dans la rue. Les campagnes dans la rue demeurent interdites ; la CAGE a néanmoins exécuté une campagne dans la rue pour désobéir les lois électorales qui limitent les droits de votants. Certains représentants de la CAGE ont été punis par suite de cette infraction.
Les critères établis pour la « liste noire », réunis d’un sondage des citoyens, sont les suivants :
1. De l’activité corrompue
2. La violation de la loi électorale
3. De l’activité anti-droits de l’homme, de la destruction de la démocratie et de l’ordre constitutionnel
4. De l’hypocrisie dans la gestion de la législation et des actions contre l’assemblée et les votants
5. La position sur la réforme des propositions et de la politique
6. Des comportements louches qui se répercutent sur les qualifications fondamentales pour les politiques
7. Défaut de devoirs civils tels que le service militaire et le paiement des impôts.
La sélection des candidats non qualifiés basée sur les critères ci-dessus était le sujet le plus délicat et le plus important car l’opposition et la résistance des candidats ciblés étaient très violentes. S’attendant à ce problème, la CAGE a fait des analyses approfondies des ressources médiatiques et gouvernementales (e.g. des journaux de la décennie précédente, des comptes-rendus de l’Assemblée nationale et du système juridique, etc.), et a réuni des informations reçu des citoyens et des reportages des politiques. La campagne de la CAGE a également organisé des audiences en ligne, interrogé des expertes, et mené une discussion en Comité de 100 Votants. En particulier, la Comité de 100 Votants était conçue pour représenter les opinions des gens ordinaires, et non pas des activistes. Cela a été une étape essentielle pour confirmer l’authenticité de la « liste noire ».
Après l’annonce de la « liste noire », la CAGE a opposé ouvertement ces candidats pendant la sélection et l’élection des candidats. La CAGE a communiqué avec les votants au sujet des candidats sur la « liste noire » dans le but de leur faire perdre soit leur pouvoir de se poser comme candidat, soit à l’élection. Accompagnée du slogan « CHANGEONS ! CHANGEONS ! » et d’une gaie chanson de campagne, la CAGE a montré « la carte rouge » comme symbole de « l’alerte » contre les candidats sur la « liste noire ». Cette nouvelle manière excitante de mener une campagne a attiré le soutien d’un grand nombre de votants.
La campagne a inspiré les votants à réaliser leur pouvoir et leur volonté pour la réforme politique. La participation déterminée des votants dans la campagne a fait hésiter les politiques corrompus, nouvellement conscients du pouvoir du votant. Les politiques sont devenus disposés à se réformer eux-mêmes et à réformer les lois législatives et politiques. La campagne de la CAGE a engendré de l’accord social sur le pouvoir des gens ordinaires d’influer la vie et la pratique politiques.
En 2004, la CAGE a mené la même campagne du rejet encore une fois. Pour la première fois dans l’histoire coréenne, grâce aux expériences, au savoir-faire, et à l’archive considérable de la CAGE, PSPD a lancé un programme pour surveiller les membres de l’Assemblée nationale plus régulièrement—sur son site web pendant les mois quotidiens ainsi que pendant la période des élections.
De façon encore plus significative, la campagne de la CAGE a engendré de la croyance des gens ordinaires dans leur capacité d’avoir une influence sur la vie et la pratique politique. Cette tactique illustre le pouvoir naissant des votants qui émergent comme acteurs importants dans le domaine politique.

